Un peu d'histoire .....


Au commencement ...

Il faut rendre ici honneur au fondateur de notre association, Jean-Luc ALEXANDRE. En 1991, avec l'autorisation d'Ayrton, il crée l'association "Les Amis d'Ayrton". Ce passionné de F1, dont les activités professionnelles lui ont permis de croiser Ayrton lors de ses séjours à Paris au Crillon, commence à regrouper autour de lui une bande de joyeux supporters, tous plus fans d'Ayrton les uns que les autres, tous plus anti-Prost aussi.

Car c'est l'époque du Grand Duel avec Alain PROST. Peu nombreux, les adhérents se réunissent à la brasserie "Le Grand Prix", célèbre pour ses photos de pilotes dédicacées, et les chemises "Racing" du Patron.

C'était le "bon temps", celui où l'on terminait les Grands Prix le lundi matin au bureau, celui où l'on se savait appartenir à une minorité. Mais quel plaisir de voir ensemble les tours de qualifs diaboliques d'Ayrton autour d'une bonne bière grâce à la télé géante de Jean-Luc.

Le coup d'éclat de Jean-Luc fût sans aucun doute l'organisation fin 1991 d'une rencontre au Crillon avec Ayrton pour quelques privilégiés, rencontre fugace, trop rapide, mais qui reste un grand moment personnel pour les rares élus.

Ironie du sort, alors que les Amis d'Ayrton vont célébrer leurs 10ème anniversaire, le "Grand Prix" vient de baisser définitivement son rideau. Nous sommes passés prendre un dernier verre quelques jours, voir quelques heures avant la fermeture définitive, et c'est avec nostalgie que nous avons pu contempler une dernière fois les photos d'Ayrton  si bien mises en valeur. 

En 1995 Jean-Luc avait passé la main, mais qu'il soit remercié d'avoir posé les bases de notre association. Salut Jean-Luc, bon vent pour tes occupations futures.

Ce mois de Mai là ...

Ne revenons pas sur cette journée maudite. Mais il s'est alors passé quelque chose d'incroyable. Ceux qui comme votre serviteur, faisaient partie des quelques dizaines d'adhérents de l'époque, imaginaient que ce fan-club avait perdu sa raison d'être avec la disparition d'Ayrton. 

A l'initiative de Jean-Luc, une soirée en l'honneur d'Ayrton fut organisée au "Grand Prix" quelques jours après sa mort. La foule incroyable présente ce soir là reste à jamais présente dans ma mémoire. 

Ils s'étaient enfin montrés, les Amis d'Ayrton ! Tous ceux qui n'avaient jamais franchi le pas, qui étaient trop éloignés, étaient maintenant sortis de l'ombre.

Alors que je pensais appartenir à un groupe de "purs et durs", je venais de prendre conscience que des centaines de passionnés de F1 vivaient une relation solitaire et suffisante avec leur Champion. 

Et au moment où la fin du club me paraissait inéluctable, le chagrin conjugué de chacun de ces passionnés anonymes allait donner une nouvelle dimension au club, pour atteindre très rapidement plus de 600 adhérents.

Amis d'Ayrton sans Ayrton

Difficile période que ces premiers mois qui suivirent la mort d'Ayrton. Adhésions en masse, changement d'équipe au bureau, la pression des médias, les erreurs de pilotage. Beaucoup d'adhésions fugaces, pas toujours renouvelées. 

C'est l'époque bénie pour les "adeptes de l'échangisme". Les articles de presse se multiplient, chacun veut dénicher la perle rare, photos, combinaisons, casques, ... Les marchands du Temple font fortune, les Amis d'Ayrton sont devenus une cible marketing intéressante, posséder le listing des adhérents serait pour eux une aubaine.

Cette période agitée verra la machine s'emballer, des erreurs graves seront commises, Jean-Luc ALEXANDRE reprendra momentanément la barre, stabilisant nos relations avec la Fondation, puis passera définitivement le flambeau à celui qui aura ensuite la lourde tâche d'assurer la relève : Jean-Pierre MILESI.

Depuis  1996

L'équipe en place a d'abord assuré la stabilité de l'édifice. Il a fallu mettre en place une gestion administrative et financière saine, puis fixer des objectifs : produits à distribuer, produits à fabriquer, organisation d'un voyage au Brésil, évènements divers (assemblées générales, courses de karting, déplacements aux Masters Karting de Bercy, repas,...).

Les adhésions sont rapidement revenues à un nombre plus proche de la réalité, pour se stabiliser actuellement autour de 200.

Et nous sommes toujours là, la mélancolie prend peu à peu le pas sur la douleur. De toute façon, Ayrton encore vivant serait peut-être le recordman des titres pilote, des pôles et des points marqués, mais il serait surtout le retraité le plus dévoué aux enfants de son pays.

Ayrton nous manque toujours, mais de toute façon il ne manquerait plus à la F1.

 

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